Anxiété

J’ai une amie, à qui je tiens énormément, plus que  je n’arriverais à lui dire. Cette amie m’a dit l’autre jour que mes articles sur ce blog lui manquaient. Cela m’a fait plaisir bien sûr. Mais au-delà de cela, je me suis demandée pourquoi je n’en avais plus écrit, qu’est-ce qui m’a empêché d’en écrire ? Rien.

Alors oui, j’ai été très occupée par les cours à la fac, mes recherches pour mon mémoire, arriver à garder la tête sur les épaules, manger sainement, faire du sport, soutenir mon amoureux…

Mais ce ne sont pas, à mon avis, des excuses valables. La vérité c’est que je n’avais pas envie d’écrire, je n’en ressentais pas le besoin. J’ai commencé à écrire lorsque j’étais dans un état de détresse et de désespoir. Ma vie ne ressemblait pas à grand-chose, du moins au sens où je la vivais, à l’intérieur…

L’écriture m’a aidé à prendre du recul. Faire le tri. Evacuer tout ce qu’il y avait de douleur, de haine en moi et apprendre à être heureuse avec ce que j’avais. Et puis, peu à peu, ma vie a commencé à faire sens à nouveau et j’ai trouvé mon équilibre.

Si je reviens à l’écriture aujourd’hui c’est parce que je suis remplie de gratitude. J’ai de la gratitude pour ma famille et mes ami.e.s qui me soutiennent et m’aiment pour ce que je suis. Ces ami.e.s qui m’aident à me voir tel qu’eux me voient : une jeune femme ambitieuse et forte, courageuse, qui n’a pas peur de prendre des risques.

Parfois cette image de moi-même, je l’oublie, parfois je ne me vois que comme une fille complètement perdue, qui pourrait s’écrouler à n’importe quel moment, je ne sais plus où je vais, ni comment je vais y arriver avec ma simple volonté et mon petit corps qui parfois me trahis.

La vérité c’est que je vis avec l’anxiété.

Il y a quelques nuits je me suis réveillée à 4 h du matin avec l’impression d’étouffer par la chaleur, et puis d’un coup des frissons de froid m’ont parcouru le corps. J’avais l’impression de tomber malade, d’avoir la grippe et la fièvre venait de me réveiller au milieu de la nuit. Je me suis rhabillée et emballée dans la couette essayant de contenir les tremblements dans mes jambes. J’avais le cœur qui battait vite. Trop vite et j’ai senti que c’était plus qu’une simple fièvre. Je faisais une crise d’angoisse. J’ai gardé la lumière allumé et j’ai fixé le vide en faisant des exercices de respiration. J’ai envoyé des messages désespérés à mon amoureux à l’autre bout de la France, j’ai regardé les médecins disponibles le lendemain mais aucun n’étaient libres bien évidement. Alors j’ai regardé les trains pour rentrer, tous hors de prix… J’ai éteint mon portable et j’ai décidé d’essayer de penser à des choses positives, mon corps se réchauffait peu à peu, les minutes, puis les heures défilaient… Mon cœur battait la chamade, des palpitations dans chacun de mes membres que je ne connaissais que trop bien.

Le problème avec ces crises c’est que je ne les sens pas arriver. Comme si mon inconscient décidait du bon moment pour me mettre à terre et me dire « stop ». Le problème c’est que ces moments ne correspondent souvent pas à mon emploi du temps et que je dois faire avec. Je dois me lever quand même après cette nuit d’insomnie, la boule au ventre et vidée de mon énergie pour aller à mes rendez-vous et faire comme si tout allait bien.

By Maguie Duncan

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